Suisse, Chocolat : une grande Histoire

 

La Suisse et le chocolat entretiennent une relation de longue date. Un amour passioné, gourmand et sucré…Avec ses entrepreneurs à succès, ses ingénieurs innovants et ses artisans d’exception, la Suisse peut se targuer d’être aujourd’hui le royaume du chocolat. Pourtant, l’histoire du chocolat nous révèle qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Les chocolatiers suisses sont arrivés tard, les maîtres italiens, français et belges avaient déjà acquis une solide réputation. Petit rappel sur l’histoire du chocolat suisse.

La Suisse, le chocolat et Bruxelles

 

Principale concurrente de la Confédération, la Belgique semblerait être aussi à l’origine de l’industrie chocolatière helvétique. Henri Escher est alors maire de Zurich. En 1679, il a l’occasion de goûter une tasse de chocolat chaud à Bruxelles. Il tombe alors immédiatement sous le charme du délicieux breuvage et décide dans la foulée d’apporter la recette sur son sol. Le succès est immédiat mais très vite, le ville protestante de Zurich interdit la consommation de cacao en raison de sa réputation sulfureuse d’aphrodisiaque. Ce n’est qu’un siècle plus tard, en 1792, que la Suisse verra sa première chocolaterie ouvrir ses portes.

Le succès de l’industrie du chocolat en Suisse

Les boissons à base de cacao étaient alors réservées aux aristocrates. Ces mêmes élites finissent par se lasser et le chocolat chaud se trouve en perte de vitesse. A la même époque, au début du 19ème siècle, les maîtres-chocolatiers italiens se trouvent être en avance sur leur temps. Ils sont en effet les premiers à proposer un chocolat solide et non plus lliquide. A la même époque, les artisans suisses s’intéressent de près au procédé de frabrication et partent en Italie se former. Rappelons que la Suisse et l’Italie partagent une frontière, cette proximité favorise les échanges et voit les compétences et les connaissances des confiseurs transalpins s’exporter jusqu’en Suisse qui n’est pas encore la capitale du chocolat.

Le chocolat en Suisse, véritable institution

Inspiré par le savoir-faire italien, François-Louis Cailler ouvre sa manufacture en 1819. Rapidement, il trouve le moyen d’automatiser le processus ce qui lui permet de produit du chocolat en grande quantité. Cailler marque le début de la grande époque et de la ruée vers l’or brun. La Suisse et le chocolat ne font désormais plus qu’un. Grâce à ses multiples ingénieurs et entrepreneurs qui innovent dans le secteur du cacao en invenant par exemple le chocolat au lait ou à la liqueur, le pays parvient à se faire une réputation internationale au détriment même de la Belgique.

Aujourd’hui encore, les grandes marques suisses de chocolat font le bonheur des gourmets et des passionnés à travers le monde. Mais le chocolat en Suisse, ce n’est pas seulement l’affaire de grandes maisons ou de grandes fabriques. C’est aussi et surtout le travail passionné réalisé par des artisans chocolatiers qui, tous les jours, s’attèlent à élaborer de nouvelles recettes à base de cacao. Si la Suisse est aujourd’hui associée au chocolat, ce n’est pas seulement en raison des quantités qu’elles exportent mais principalement pour la qualité, la finesse et l’excellence de son chocolat. Porté par des les grandes Maisons et les artisans locaux, gageons que l’histoire d’amour entre la suisse et le chocolat ne fait que commencer…

 

Suisse + chocolat = succès !

Une success story illustrée en quelques chiffres. En 2016 :

– Les chocolatiers suisses ont vendu presque 200 tonnes de chocolat.

– Les trois principaux marchés d’exportation sont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France.

– Les Suisses consomment pas moins de 11 kilos par année.

 

Les chiffres parlent d’eux-même…La Suisse et le chocolat, toute une histoire ! 🙂